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Mémoires, thèses et rapports d'étude validés et publiés par l'École de Santé Publique de Kinshasa.

72 document(s) · 10 année(s) couvertes

Rapport étude 2020

Evaluation de la mise en oeuvre de la Nouvelle Génération de la Chaîne d’Approvisionnement (NGCA) au Tanganyika et au Haut Lomami

Mapatano MA, Mutombo PB

La distribution directe des vaccins et accessoires apparait plus efficiente d’autant qu’elle a démontré un coût réduit et de l’efficience, en termes de coûts pour rendre disponibles les vaccins et intrants au niveau des structures et en termes de délai d’approvisionnement défini. Cependant, le taux de pertes tout comme la couverture vaccinale sont de niveaux comparables entre les structures bénéficiaires de l’un et de l’autre type de distribution. Dans les deux cas, la rupture de stock dans les structures d’approvisionnement était la raison la plus évoquée pour la non-vaccination ainsi que le déplacement des populations. Ceci ne remet pas en cause l’efficience de la stratégie mais fait ressortir le besoin d’accompagner cette stratégie par une meilleure gestion des approvisionnements mais aussi une plus grande sensibilisation de la population ou la mise en place des stratégies de vaccination avancées pour vacciner des populations déplacées. Les résultats de cette évaluation suggère que l’approche de livraison directe soit étendue aux autres ZS et structures afin d’améliorer la disponibilité des vaccins et intrants. Cela nécessitera que le PEV et ses partenaires mettent un dispositif en place pour : a. Accompagner l’approche de distribution directe par une meilleure gestion des approvisionnements ; b. Affecter un personnel formé en gestion logistique dans toute la chaîne d’approvisionnement du niveau central jusqu’au niveau de FOSAs; c. Fournir matériels et équipements, y compris pour assurer la chaîne de froid et la gestion logistique ; d. Renforcer le système d’information de gestion logistique pour recueillir des données en temps réel sur les stocks de vaccins, ce qui permettrait d’éviter les ruptures de stock et de relever les défis liés à la conservation et à l'entreposage. e. Organiser des formations continues des agents de santé dans l’utilisation des équipements de la chaîne de froid et des outils de collecte des données sur les stocks de vaccins et intrants et leur niveau de consommation.

Mémoire 2019

Exploration of nutrition counseling for people living with HIV in follow-up at Popokabaka Hospital

Narcisse MANTETE SEDU

Abstract BACKGROUND AND OBJECTIVES Malnutrition and the human immunodeficiency virus (HIV) are major public health challenges in low- and middle-income countries. In 2016 in the Democratic Republic of Congo (DRC), the national program of nutrition (PRONANUT) and the national program of HIV (PNLS) developed a joint national protocol for management of malnutrition among people living with HIV (PLHIV). This protocol recommends a nutrition assessment, counseling and support (NACS) approach which should be undertaken in health facilities and in the community. However, the way in which this approach is implemented in the field is unknown and so there is a need for further exploration. The aim of this study was to explore the quality of nutrition counseling provided to PLHIV in Popokabaka Hospital. METHODS We conducted a qualitative study among health workers and PLHIV in follow-up at Popokabaka Hospital. Fifteen in-depth interviews were undertaken with PLHIV and three key informant interviews with health workers. A thematic analysis of data was performed. RESULTS The six themes that emerged in the current study are: the nutrition counseling (NC) content which was mainly around improving dietary practices; the NC process which respected several aspects but appropriate NC tools were lacking; nutrition knowledge, in which they had several information about nutrition related to HIV; dietary practices of PLHIV, in which there were several changes with improved health; barriers and enablers to applying nutrition counseling. CONCLUSIONS The current study has found that the quality of the nutrition counseling provided to PLHIV at Popokabaka Hospital was quite acceptable. Even if health care providers were not trained on the nutritional management of PLHIV and there was a lack of appropriate tools for nutrition counseling, patients were given acceptable advice leading to changes of their dietary practices, and their health improved. There is therefore a need for building capacity of health workers on the NACS approach, and for the popularization and effective implementation of the national NACS protocol. KEY WORDS: “nutrition counseling; content; process; knowledge; practices; barriers; enablers”.

Mémoire 2019

Les connaissances, les attitudes, les pratiques et la perception de la communauté sur la distribution a base communautaire des contraceptifs. (cas de la zone de sante de Lubondaie 2019)

Kazumba Kazumisa Jean-Bertin

Introduction Une étude a été menée dans les 4 aires de santé de la ZS de Lubondaie du 25/01 au 25/02/2019 en vue d’avoir les points de vue, les attentes, les perceptions de la communauté sur l’approche de DBC des contraceptifs qui a été mise en place par la SR et le partenaire pour améliorer l’utilisation de service de PF, réduire les grossesses non désirées qui sont à la base des avortement provoqués et de la mortalité maternelles. Méthodologie Nous avons mené une étude de cas basée sur l’approche qualitative avec un échantillonnage non probabiliste par choix raisonné qui nous a permis de collecter les données par les entretiens individuels, adaptées à chaque catégorie des participants pour obtenir les informations sur la DBC des contraceptifs auprès de 12 sujets inclus dans notre enquête. Résultat Il ressort de cette étude que la majorité des sujets enquêtés a des connaissances sur la DBC de contraceptifs, sur les avantages des différentes méthodes contraceptives, de l’importance de la DBC des contraceptifs malgré plusieurs obstacles qui influent sur le bon déroulement de l’approche de DBC. Il s’agit des normes socioculturelles, les croyances religieuses, les barrières naturelles, l’ignorance, les mauvaises conduites des ADBC, la rupture de stock de commodités, la peur des effets secondaires, les maladies imaginaires causées par les contraceptifs. L’étude a montré un faible suivi des activités de DBC des contraceptifs sur terrain, l’absence de motivation des ADBC par le partenaire ; une faible sensibilisation de la communauté par les ADBC sans oublier l’insécurité crée par la guerre de Kamuina Nsapu durant les deux dernières années. Conclusion La distribution à base communautaire est une approche qui permet aux familles de bénéficier les contraceptifs afin d’espacer les naissances et de s’épanouir d’où l’intérêt de redynamisée cette approche pour mettre à niveau les agents de distribution à base communautaire et augmenté leur nombre afin d’amener la communauté à s’approprier de cette approche. Mots clés : perception de la communauté, distribution à base communautaire des contraceptifs, zone de santé de Lubondaie.

Mémoire 2019

Facteurs associés à la mauvaise gestion de l'hygiène menstruelle des adolescentes scolarisées dans les écoles secondaires de Kinshasa de Février à Mars 2019

Milo Kebwi Louis Marie Grignion

Contexte et justification : La mauvaise Gestion de l’hygiène menstruelle chez les adolescentes constitue un problème de santé publique, des études ont montré que dans les pays à ressources limitées, plus de 50% d’adolescentes ont une mauvaise gestion .L’étude a determiné les facteurs associés à la mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle au près des adolescentes scolarisées dans les écoles secondaires de KINSHASA. Méthodologie : Une étude transversale en milieu scolaire a été conduite de Février à Mars 2019 dans la proved de Funa au cours de laquelle 421 adolescentes scolarisées dans les écoles secondaires ont été selectionnées de manière aléatoire. Un questionnaire structuré a été utilisé pour collecter les données qui ont été saisies sur EPIDATA 3.1 et analysées sur SPSS 23. La regression logistique a permis de determiner les facteurs associés à la mauvaise gestion au seuil de signification statistque de 5%. Résultats : L’âge moyen des enquetées était de 15,44±1,84 ans, 14,3% avaient une mauvaise connaissance sur la menstruation et 29,8% geraient mal l’hygiène menstruelle.La mauvaise connaissance sur la menstruation,ORa :2,5[IC 95% :1,2-4,9] et le bas niveau d’instruction de la mère/tutrice, ORa :1,9 [IC 95% : 1,1-3,4] étaient associés à cette mauvaise gestion. Conclusion : La mauvaise hygiène menstruelle est un problème de santé important chez les adolescentes de la ville de KINSHASA, il est necessaire que des actions soient prises pour améliorer leurs connaissances concernant la menstruation ainsi que celles de leurs mères/tutrices Mots clés : Gestion de l’hygiène menstruelle, Adolescentes, Facteurs associés.

Mémoire 2019

Prévalence et facteurs associés à la schistosomiase chez les enfants d'âge scolaire dans les écoles de l'Aire de santé Ndjili Kilambu/ZS Mont Ngafula I

Yvette SELUWA

Résumé Introduction La schistosomiase est l’une des maladies tropicales négligées endémiques en RDC. La prévalence de l’infection est jusque-là inconnue dans la ville province de Kinshasa et précisément dans l’aire de santé de Ndjili Kilambu qui est l’une des 17 AS de la zone de santé de Mont Ngafula 1. La présente étude visait à déterminer la prévalence de l’infection et les facteurs associés chez les enfants d’âge scolaire dans cinq écoles primaires de l’aire de santé de Ndjili Kilambu. Méthodologie Une étude transversale à visée analytique a été menée auprès de 300 écoliers âgés de 7 à 15 ans dans cinq écoles primaires da l’AS de Ndjili Kilambu en mars 2021. Des échantillon de selles et d’urine ont été obtenus auprès de chaque enfant et analysés par les techniques de Kato Katz et filtration urinaire à la recherche S. mansoni et de S.haematobium respectivement. Les données ont été collectées en utilisant le téléphones mobiles via la plateforme Kobotoolbox et analysées à l’aide du SPSS version 26.0. Les variables ayant une valeur P < 0,05 ont été significativement associées à la schistosomiase. Résultats La prévalence globale de la schistosomiase était de 9,7%[IC à 95% 6,0-13,0%]. Le sexe masculin (aOR = 3,5, IC à 95% 1,243–10,097, p = 0,018), L’agriculture comme occupations des parents (aOR = 7,176, IC à 95% 2,143–24,028, p = 0,001) et se baigner dans les rivières (aOR = 4,253, IC à 95% 1,366–13,238, p = 0,012) ont été de facteurs associés à la schistosomiase. Conclusions La schistosomiase est endémique dans l’AS de Ndjili Kilambu. Il est nécessaire de mettre en place un programme efficace de lutte contre la schistosomiase afin de garantir la bonne santé de la population. Mots clés : Schistosomiase, Schistosoma mansoni, Schistosoma haematobium, Enfants d’âge scolaire, Facteurs associés, Ndjili Kilambo

Mémoire 2018

Coordination des structures sanitaires des zones de santé urbaines. Cas de la ville Province de Kinshasa, en République Démocratique du Congo

Katshi Callixte

Les normes de fonctionnement de zones de santé en République Démocratique du Congo ont été conçues et édictées sur base des expériences du milieu rural et n'ont pas tenu compte des multiples spécificités des zones de santé urbaines. Cette étude décrit la coordination des structures de santé en milieu urbain afin de fournir des pistes d’amélioration. Il s’agit d’une étude des cas multiples contrastants qui a été menée dans la ville province de Kinshasa du 14 septembre au 21 décembre 2016. Quarante informateurs clé ont répondu à des interviews approfondies et leurs opinions ont permis de décrire le processus de coordination, les interactions entre les différents acteurs de la zone de santé, les difficultés rencontrées dans la coordination des structures de santé ainsi que les suggestions pour son amélioration. Cette étude montre que coordination de la zone de santé est assurée par une Equipe Cadre de la Zone de Santé. Celle-ci a pour fonctions essentielles la planification des activités; la gestion des ressources ; la supervision, le suivi et évaluation des activités ; la formation des prestataires ainsi que la prestation des soins. Le processus d’intégration se fait à travers les différentes activités de ces fonctions essentielles. Cependant, l’Equipe Cadre éprouve plusieurs difficultés liées à la coordination des zones de santé en milieu urbain. La coordination est effective pour les structures pilotes de la zone de santé. Certaines structures échappent à sa coordination, notamment certains Hôpitaux secondaires, certains centres de santé privés tenus par les Médecins spécialistes ainsi que certaines structures qui obtiennent des autorisations de la hiérarchie sans l’avis de l’Equipe Cadre. Certaines modifications ont été suggérées notamment la présence des Médecins Superviseurs et du Bourgmestre dans l’Equipe Cadre, la signature des conventions entre les partenaires techniques et financiers, les Equipes cadre et les structures des soins, la médicalisation des structures du premier échelon, la spécialisation de la structure de référence ainsi que la création d’un comité fonctionnel regroupant les gestionnaires des structures privées afin de faciliter leur interaction avec l’Equipe Cadre de la Zone de Santé.

Mémoire 2018

Utilisation de la consultation préscolaire chez les enfants de 12-59 mois. Fréquence et facteurs associés. Cas de la Zone de santé de Kingabwa, en République Démocratique du Congo

Ngasila Tampwo Léon

INTRODUCTION La mortalité des enfants de moins cinq ans en RDC et dans la ZS de Kingabwa en particulier reste encore très élevée. Parmi les moyens de lutte contre cette mortalité figure la consultation préscolaire. Cette consultation préscolaire est définie par le PRONANUT comme l’ensemble des soins préventifs et promotionnels offerts à l’enfant de la naissance à 59 mois (5 ans) d’âge en vue de lui assurer une croissance et un développement harmonieux. Cependant la majorité des enfants ne poursuivent pas la CPS après la dernière vaccination donnée à 9-11 mois. Cette étude détermine la fréquence et les facteurs associées de l’utilisation de la CPS par les enfants de 12-59 mois. METHODOLOGIE Nous avions mené une étude transversale analytique auprès de 397 mères/gardiennes d’enfants de 12 à 59 mois choisies à partir d’un échantillonnage probabiliste à trois degrés dans les dix aires de santé de Kingabwa. Les données portant sur l’utilisation de la CPS chez les enfants de 12-59 mois ont été collectées par interview structurée des mères/gardiennes et par observation des séances de CPS. Les données ont été résumées sous forme de proportion pour les variables catégorielles et de moyenne avec écart-type pour les variables quantitatives. Les proportions ont été comparées en utilisant le test chi-carré et les moyennes le test t de student. Le seuil de signification était fixé à 5%. RESULTATS La fréquence de la consultation préscolaire entre 12 à 59 mois était à 22,4 % et le petit commerce était la profession majoritaire des mères/gardiennes. Elles fréquentaient les églises de réveil à plus de la moitié soit 55,9%. A la recherche des facteurs associées à la faible fréquentation de la CPS par les mères/gardiennes des enfants de 12 -59 mois, seuls l’inscription de la date du prochain RDV sur la fiche de CPS lors de la prise de la dernière dose de vaccin et se souvenir du message des prestataires en rapport avec la continuation de la CPS après la Prise de VAA et VAR se sont révélés statistiquement liés à la fréquentation de la CPS après VAA et VAR dans la ZS de Kingabwa. CONCLUSION La fréquentation de la CPS entre 12-59 mois dans la ZS de kingabwa reste faible, malgré l’existence d’un programme national de nutrition (PRONANUT), la sensibilisation des mères/gardiennes à la continuation de la CPS lors de la prise de VAA et VAR et l’inscription par les prestataires de la date du prochain RDV sur la fiche de CPS lors de la prise de VAA et VAR par des mères/gardiennes de ces enfants contribueraient à la réduction de la mortalité juvénile dans la ZS de Kingabwa.

Mémoire 2018

Analyse de la coordination des structures de soins par les zones de santé en milieu urbain. Cas de la ville Province de Kinshasa, en République Démocratique du Congo

Mbaninu Nziza Bebeda

Introduction Les normes de fonctionnement de zones de santé en République Démocratique du Congo ont été conçues et édictées sur base des expériences du milieu rural et n'ont pas tenu compte des multiples spécificités des zones de santé. Cette étude analyse la coordination des structures des soins par les zones de santé en milieu urbain afin de fournir des pistes d’amélioration. Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude descriptive utilisant l’approche qualitative qui a été menée dans la ville province de Kinshasa du 21 octobre 2017 au 08 mars 2018. Trente informateurs clé ont répondu à des interviews approfondies et leurs opinions ont permis de décrire les caractéristiques techniques et administratives des structures des soins de la zone de santé en milieu urbain, les pratiques de la coordination de la zone de santé et leurs résultats dans la perspective des cadres de zone de santé, perception, attitudes et pratiques des prestataires des soins par rapport à la coordination et régulation des structures des soins. Résultats Les résultats de cette étude ont permis de ressortir les différents problèmes rencontrés par les ECZS dans la coordination des structures des soins en milieu urbain tels que l’inefficacité de la régulation des structures privées, la Non maitrise des effectifs des prestataires de structures sanitaires des zones de santé urbaines, l’ignorance de la coordination et la limitation de celle-ci aux supervisions et suivi-évaluation, l’inefficacité des instruments de coordination car les PAO des zones de santé urbaines ne tiennent pas compte de toutes les structures de la zone de santé, le non-respect des étapes de processus de coordination et l’insuffisance des ressources financières et matérielles. Conclusions Deux recommandations essentielles ont été formulées : faire le plaidoyer pour que le gouvernement puisse élaborer une nouvelle politique nationale de santé qui tient compte des spécificités du milieu urbain pour l’amélioration de la coordination des structures des soins en ville et qu’il accorde à la santé 15% du budget national en conformité aux accords ratifiés par la RDC (Accord d’Abuja). Au-delà nous suggérons que d’autres études plus approfondies soient menées à partir de nos résultats pour palier à ce problème et pourquoi ne pas changer les normes des zones de santé en milieu urbain.

Mémoire 2018

Déterminants de la faible utilisation des méthodes contraceptives modernes chez les femmes en âge de procréer . Cas de la Zone de Santé de Gombe Matadi

Katoka Fuanda Marie-Jeanne

Déterminants de la faible utilisation des méthodes contraceptives modernes chez les femmes en âge de procréer : cas de la zone de santé de Gombe Matadi Marie-Jeanne Katoka Fuanda, Emile Okitolonda Wemakoy Introduction Le niveau d’utilisation des méthodes contraceptives modernes reste faible en République Démocratique du Congo. La présente étude avait pour objectif d’analyser les facteurs associés à la faible utilisation des méthodes contraceptives modernes dans la Zone de Santé rurale de Gombe Matadi. Méthodes Il s’est agi d’une étude transversale à visée analytique qui a été menée auprès de 302 femmes en âge de procréer sélectionnées suivant un échantillonnage aléatoire à trois degrés. Les données ont été collectée à travers les interviews structurées à l’aide d’un canevas. Résultats Nos résultats indiquent que la prévalence contraceptive moderne était de 29% (IC95%, 22,6%-34,6%) ; la majorité des femmes avaient déjà entendu parler de la planification familiale et la source principale d’information était le personnel de santé dans les formations sanitaires. L’analyse bi variée a permi d’identifier six déterminants de la faible l’utilisation de la contraception moderne: l’âge ≤ à 20 ans (OR 3,875 IC 95% 1,126-1,146), la religion (OR 2,053 IC95% 1,125-3,717), le niveau bas de connaissance des Méthodes Contraceptives Modernes (OR 2,317 IC95% 1,273-4,219), l’absence de discussion avec le conjoint (OR 4,151 IC95% 1,680-12,134), la longue distance à parcourir pour obtenir l’offre de service de planning familial (OR 3,649 IC95% 1,322-19,72) et la non acceptation d’utiliser les MCM dans l’avenir (OR 5,268 IC95% 2,341-11,417). A l’issue de la régression logistique, trois facteurs associés à la faible utilisation des méthodes contraceptives modernes ont été identifiés: le faible niveau de connaissance sur les MCM (OR 3,931 IC95% 1,898-8,143), les longues disntances (OR 5,235 IC95% 1,107-2,56) et le refus d’utiliser les méthodes contraceptives modernes dans l’avenir (OR 6,211 IC95% 1,449-2,702). En conclusions L’utilisation des MCM reste faible dans la ZS de Gombe Matadi. Cette étude a permi de dégager des pistes pour améliorer les prestations en rapport avec l’offre de la planification familiale. Mots clés : déterminants, faible utilisation, méthodes contraceptives modernes.

Mémoire 2018

Evaluation de l'accès à l'eau, l'hygiène et assainissement dans les formations sanitaires des zones de santé de Gombe Matadi et de Lemba, en République Démocratique du Congo

Bantapi Nkuna Télé

Evaluation de l’accès à l’eau-hygiène et assainissement dans les formations sanitaires des Zones de santé de Gombe Matadi & Lemba, en République Démocratique du Congo Télé Bantapi Nkuna, Dieudonné Mpunga Mukendi, Joël Konde Nkiama Introduction L’eau, l’hygiène et l’assainissement (EHA) dans les formations sanitaires constituent une priorité mondiale en ce qu’ils jouent un rôle fondamental dans la prévention et le contrôle des infections. Cependant, l’accès à l’EHA reste un défi majeur pour les les formations sanitaires dans les pays à revenu faible et intermédiaire, y compris la RDC. L’objectif de cette étude était d’évaluer les indicateurs relatifs à l'accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans les formations sanitaires des ZS Gombe Matadi et Lemba. Méthodes Une étude descriptive transversale a été menée en Janvier 2018 dans les deux Zones de santé où un échantillon de 36 formations sanitaires dont 21 à Gombe Matadi et 15 à Lemba ont été visitées. Les données ont été collectées par observation directe à l’aide d’un canevas et par interviews structurées des responsables de ces formations sanitaires. Résultats L'évaluation de l’accès à l'eau dans les deux Zones de Santé a montré que 3 sur 36 formations sanitaires (8,3%) dont une dans la ZS de Gombe Matadi et deux dans la ZS de Lemba avaient accès à l’eau. Aucune formation sanitaire n’a accès à l’hygiène, ni à l’assainissement dans ces Zones de Santé. En outre, à peine 2 sur 36 formations sanitaires, toutes situées dans la ZS de Lemba, faisaient la promotion des mesures d’hygiène. Conclusions L’accès à l’eau hygiène et assainissement reste très limité dans les formations sanitaires, situation davantage accentuée en milieu rural. En outre, la composante EHA regorge beaucoup de faiblesses sur le plan organisationnel et promotionnel dans les formations sanitaires. Mots-clés : formations sanitaires, Eau, Hygiène, Assainissement, Evaluation,

Rapport d'étude 2018

Bien grandir ! Rapport de l’étude de base

Université de Johns Hopkins; Institut de la Santé Reproductive, Université de Georgetown; Save the Children

APERÇU The Global Early Adolescent Study (GEAS) est la première étude mondiale à explorer le processus de socialisation au genre des jeunes adolescents afin de comprendre comment ce processus informe la santé et les trajectoires comportementales des garçons et des filles tout au long de l'adolescence et dans de contextes divers. Instruments Les mesures de GEAS ont été informés par les voix des adolescents et de leurs parents à travers le monde. Les résultats de la recherche qualitative formative, y compris les entretiens narratifs, les groupes de discussion et les exercices contextuels ont été intégrés à un questionnaire quantitatif par le réseau mondial de recherche GEAS. Pour tester la validité apparente des mesures développées, celles-ci ont été pilotées avec 120 adolescents dans chacun des 14 sites du monde, et ré-pilotés avec 75 adolescents dans un sous-ensemble de six sites. Les mesures GEAS comprennent trois composantes interculturelles : un questionnaire santé incluant 10 modules, un outil de mesure de l’égalité de genre basé sur des vignettes et un questionnaire évaluant les normes de genre à l’adolescence. Ensemble, ces instruments évaluent une gamme d'influences socio-écologiques au niveau de la famille, des pairs, de l'école et du voisinage, ainsi que des comportements et des résultats liés à la santé et au bien-être des adolescents, y compris la rétention scolaire, l'autonomisation des adolescents ; la violence et les expériences néfastes ; la santé mentale, la sexualité et la santé sexuelle. Étude longitudinale GEAS utilise une conception longitudinale pour évaluer la relation entre l’évolution des normes de genre et une gamme de résultats liés à la santé pendant la période de l'adolescence - y compris la santé sexuelle, la violence basée sur le genre et la santé mentale - ainsi que l’influence de facteurs à l'échelle individuelle, familiale, communautaire et sociétaire. L'étude fournira également des aperçus uniques par rapport aux variations culturelles et entre les sexes. Dans un sous-ensemble de sites, GEAS est utilisé en conjonction avec une intervention pour transformer les normes de genre afin d’évaluer les changements par rapport aux croyances individuelles sur le genre et l’influence sur les trajectoires de santé au fil du temps. Kinshasa est le premier site longitudinal de GEAS, géré par l'Ecole de Santé Publique de Kinshasa (KSPH) en collaboration avec le centre de coordination GEAS à l'Université Johns Hopkins. Le projet est financé conjointement par la Fondation Bill et Melinda Gates et l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) dans le cadre du projet global Passages. Passages est un projet mené par l’Institut de la Santé Reproductive de l’Université de Georgetown (IRH) et un consortium de partenaires dont GEAS, Save the Children, Tearfund et FHI 360. Le projet Passages, financé par l'USAID, vise à transformer les normes sociales à l'échelle pour promouvoir la planification familiale et la santé reproductive en testant et en évaluant les interventions de changement normatif. Dans le cadre du projet passages, GEAS sert à évaluer Bien Grandir ! une intervention menée par Save the Children et ses partenaires des organisations communautaires pour transformer la santé reproductive et les normes de genre chez les très jeunes adolescents (TJA) à Kinshasa.

Mémoire 2018

Positions de la population kinoise sur la légalisation des avortements. Cas de la ZS de Masina 1, Kinshasa, en République Démocratique du Congo

Kabasele Tshiauke Olivier

Introduction La mortalité maternelle est l’un des problèmes majeurs de santé publique dans le monde. Les avortements non sécurisés ont une part importante dans sa survenue. La légalisation des avortements est proposée par l’OMS comme l’une des stratégies de lutte contre ce problème. Cette étude décrit les positions des répondants sur l’avortement, sa légalisation et sur le protocole de Maputo. Méthodologie Une étude de cas était menée dans la Zone de Santé de MASINA1 auprès de 16 participants de différentes caractéristiques sociodémographiques (Hommes, femmes, célibataires, mariés, moins âgés, plus âgés…) sélectionnés par échantillonnage non probabiliste. Les connaissances de participants sur l’avortement et ses déterminants, sur le prescrits de la loi congolaise en ce qui concerne l’avortement, leurs positions sur la légalisation des avortements et sur le protocole de Maputo ont été collectées. L’approche thématique déductive était utilisée pour analyser les données issues des entretiens. Résultats Les répondants savaient que l’avortement est interdit par la loi de la RDC même s’ils ne maitrisaient ni le contenu ni les circonstances pour lesquelles cette loi l’autorise. Ils étaient de manière unanime contre l’avortement. La majorité rejetait sa légalisation et était favorable au protocole de Maputo. Pour les participants, les principaux déterminants du recours à l’avortement étaient la pauvreté, l’abandon par le partenaire, la honte, la peur des parents et le besoin de poursuivre les études en présence d’une grossesse non désirée. Conclusion Le rejet de l’avortement et de sa légalisation par les répondants est un élément majeur à considérer, dans le choix des stratégies ciblées visant la réduction du taux des avortements non sécurisés et de la mortalité maternelle dans la perspective des ODD. Il faut promouvoir des stratégies autres que la légalisation de l’avortement pour y arriver.