C’est lors de la 4ième Conférence annuelle PAMCA de Ouagadougou qu’une équipe combinée de l’Ecole de Santé Publique de Kinshasa, du Sanru et du PNLP a présenté les conclusions de recherche réalisée sur l’épidémie du paludisme survenue en 2016 à Pawa, Haut-Uele, en République Démocratique du Congo.  Selon le Prof. Paul Mansiangi, un de membres de cette équipe, l’épidémie a été l’œuvre en grande partie de deux espèces d’Anopheles : An. funestus ss et An. gambiae s.s. retrouvées en majorité (83%) parmi les moustiques femelles capturées lors de cette épidémie. Les indexes entomologiques de la transmission de Plasmodium observés lors de cette épidémie étaient très élevés. Il a été noté la présence des allèles de gènes kdr, souvent associés à des résistances aux insecticides dérivés de pyréthrines et de DDT chez les espèces d’An. gambiae, augmentant le risque d’occurrence d’autres épidémies de paludisme dans la région. L’équipe de recherche suggère le maintien de la surveillance entomologique, la continuation du monitoring de la résistance aux insecticides et l’utilisation de moustiquaires avec une combinaison des insecticides ou associés à un synergiste comme stratégie pour le contrôle de la situation.

Pour plus d’information, veuillez consulter le poster présenté par l’équipe.

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