Mauvais traitement dans les services de santé maternelle en RD Congo

 

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Environ une femme sur 20 fréquentant les services de santé maternelle en milieu rural expérimentent les soins et traitements inappropriés et abusifs de la part de prestataires de soins aussi bien lors de visites prénatales que lors des accouchements. Cette situation est une atteinte au droit de femmes à la dignité dans les services de santé et est de nature à réduire l’utilisation de services, stratégie principale pour la réduction de la mortalité maternelle. Cette fréquence quoique petite est déjà élevée vues la taille et la démographie de la RDC. Elle peut être plus importante en milieu urbain aussi bien en milieu rural étant donnée la perception de la population : alors que les prestataires et les responsables de services sanitaires ont reconnu le fait et ont promis de travailler pour le réduire, plusieurs membres de communauté n’ont pas trouvé dans ces actes et paroles une intention de nuire, mais en encouragement ou un acte de reproche. Une sensibilisation doit être conduite et auprès de prestataires pour améliorer leur réactivité et auprès de la population pour améliorer leur connaissance sur les problèmes de santé liés à la redevabilité sociale (y compris l’expression de la voix).

Telle est la conclusion d’une étude conduite par l’Ecole de Santé Publique, Faculté de Médecine, Université de Kinshasa dans le cadre du projet de recherche sur la Redevabilité sociale dans les services de Santé maternelle. Cette étude avait pour objectif de déterminer la fréquence des expériences déclarées d’abus et traitement inapproprié rencontrées lors de l’utilisation de services de santé durant les visites prénatales ou l’accouchement dans 4 aires de santé en RDC et les facteurs associés.

Au total, 517 femmes ont été interrogées durant l’étude dont 5,0% ont déclaré avoir subi des abus ou un traitement non respectueux lors des visites prénatales ou lors des accouchements au niveau de services de santé. L’abus ou le traitement inapproprié le plus communément déclaré était le fait d’avoir été pincée/poussée/giflée/frappée, le fait d’être injuriée, d’avoir été reprise méchamment  ou d’être l’objet d’un commentaire désobligeant et le fait d’avoir été l’objet d’une requête ou une demande d’un payement informel pour de meilleurs soins ou avoir accouché seule/n’avoir pas bénéficié des actes requis pendant les soins prénatales. Les expériences d’abus et de non respect ont affecté la perception de la qualité de soins ou des services de ces femmes et l’intention d’utilisation future de services de santé ou de recommandation d’une proche à cette structure de soins.  Cette fréquence quoique déjà élevée vue la taille et la démographie de la RDC peut être plus importante, étant donnée la perception de la population : alors que les prestataires et les responsables de services sanitaires ont reconnu le fait et ont promis de travailler pour le réduire, plusieurs membres de communauté n’ont pas trouvé dans ces actes et paroles une intention de nuire. Une sensibilisation doit être conduite et auprès de prestataires pour améliorer leur réactivité et auprès de la population pour améliorer leur connaissance sur les problèmes de santé liés à la redevabilité sociale (y compris l’expression de la voix).