Prise en charge de maladies chroniques non transmissibles

 

programmemaster

Formation et supervision des prestataires, Equipements de structure de soins, rédaction et vulgarisation de guides de pratiques cliniques. Telles sont les recommandations d’une étude publiée par une équipe de recherche composée par l’Ecole de Santé Publique de Kinshasa, les Cliniques Universitaires et leurs partenaires de terrain au BMC Health service research sur la gestion au niveau primaire de maladies chronique non infectieuses.

Cette étude a été motivée par les faits que la République du Congo fait face actuellement à une augmentation de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies non infectieuses et chroniques comme l’Hypertension artérielle, le Diabète et les cancers. Cette situation est autant plus alarmante que le Système de santé du pays, basé sur la lutte contre les maladies infectieuses et transmissibles, n’est pas bien préparé.

L’étude a été menée dans les structures du niveau primaire, appartenant à un réseau développé dans l’intention de prendre en charge en utilisant un document de référence publié par la Fédération Internationale du Diabète.

Elle a montré que ces structures possèdent quelques matériels essentiels pour le suivi de malades diabétiques, mais qu’elles manquent d’autres matériels essentiels comme les tests urinaires pour tester la présence de protéines, du sucre et d’autres éléments dans les urines et le mono-filament, pour étudier la sensibilité des membres de partie. Il a aussi été rapporté l’absence quasi-totale au niveau de structures de guides pratiques de prise en charge adéquate et l’insuffisance dans l’ordinogramme de soins en utilisation au niveau de centres de santé pour les soins en rapport avec le diabète.

 Au niveau des prestataires l’étude a noté le manque d’attention accordé à l’exploration des complications liées au diabète notamment de la fonction rénales, le non respect des recommandations pratiques à réaliser lors de la première visite, des visites trimestrielles et annuelles. L’étude a noté aussi une faible connaissance des objectifs thérapeutiques à poursuivre lors du suivi des patients diabétiques notamment ceux portant sur la réduction de facteurs de risque cardio-vasculaires.

Une partie de l’étude a évalué la prise en charge de malades en pratique mais n’a pas été encore publiée.

L’équipe de recherche a recommandé aux décideurs entre autre la rédaction de guides pratiques adéquats et sa vulgarisation auprès de prestataires, la formation et la supervision de prestataires pour s’assurer de l’adhérence à ces guides pratiques mais aussi la fourniture des services de santé en équipements adéquats.